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LE GOUVERNEMENT ORGANISE UN SOMMET SOCIAL DE PACOTILLE


Le gouvernement organise un « sommet social » de pacotille


Organisons la réponse de la base sociale !


Le Président Sarkozy et le gouvernement organisent un « sommet » qu’ils prétendent « social » le 18 janvier parce qu’ils invitent, à l’Elysée, les « partenaires sociaux » : le patronat et cinq syndicats (CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC). En réalité, les décisions antisociales sont déjà prises, annoncées, connues : ce sommet n’est qu’une grande mise en scène pour imposer de nouvelles mesures contre les salarié-es, contre celles et ceux qui produisent la richesse mais en profitent de moins en moins car elle est récupérée par une petite minorité depuis des années.


Ce qui nous importe plus que le « sommet », c’est la base sociale : les millions de travailleurs/ses, de chômeurs/ses, de retraité-es, de jeunes en formation, qui souffrent de la crise organisée par le patronat, les banquiers, les institutions internationales et les gouvernements à leur service.


Comment oser accoler le mot « social » à la TVA, qui est l’impôt le plus injuste : Mme Bettencourt paie le même taux de TVA qu’un RMIste ! Pourtant, voilà ce que le gouvernement présente comme une mesure-phare :
- créer un impôt qui pèsera bien lourdement sur les pauvres et sera insensible sur les riches,
- remplacer, tout ou partie, des cotisations patronales sur les salaires par une augmentation de la TVA, ce qui va renforcer
les injustices et faire payer davantage les ménages et moins les entreprises !


L’emploi, un souci du gouvernement ? Le bilan est éloquent : 4 510 000 chômeurs/ses en décembre 2011, soit une augmentation de 5,2% par rapport à l’an dernier. Il faut ajouter environ 500 000 personnes non-inscrites, radiées, en RSA forcé. Et ne pas oublier plus de 3,5 millions de précaires, 3 millions de temps partiels.


Le chômage partiel serait la solution magique ? Il y a seulement deux ans, le gouvernement avait déjà mis au chômage partiel plus de 600 000 salarié-e-s, en dépensant ainsi 300 millions d’€ d’argent public, … 300 millions d’€ économisés par le patronat ! Opération répétée avec l’exonération de cotisations sociales pour les heures supplémentaires. Si chômage partiel il y a, c’est au patronat de le payer à travers un fonds commun qui peut être alimenté sans problème avec seulement une petite partie de leurs bénéfices !

Il est paradoxal que gouvernement et patronat vantent les heures supplémentaires tout en prônant le chômage partiel.
A moins que leur intention soit surtout de renforcer la flexibilité des salarié-es ? Tout aussi contradictoire est le fait de mener bataille contre la réduction du temps de travail (« les 35 heures »), en l’organisant à travers le chômage partiel ! Il est vrai qu’il y a quelques différences de taille (même si nos critiques de la mise en oeuvre des « 35 heures » furent nombreuses et justifiées) : les pertes de salaire pour les travailleurs/ses et les économies pour le
patronat, avec le chômage partiel.

A travers les licenciements, le chômage complet ou partiel, les « plans sociaux », le temps partiel imposé, … les patrons imposent une réduction du temps de travail à des millions de salarié-es, mais en leur faisant payer ! La solution est la réduction du temps de travail à 32 heures hebdomadaire, sans perte de salaire. De l’argent, il y en a ! Faisons en sorte qu’il serve à celles et ceux qui produisent, et non aux patrons, banquiers et actionnaires !


L’Union syndicale Solidaires avait proposé à l’intersyndicale d’appeler à une journée nationale de grève et manifestations le 18 janvier. Nous n’avons pas été suivis. Solidaires participera aux initiatives unitaires décidées ce jour-là dans de nombreux départements, mais il est nécessaire d’aller plus loin, l’Union syndicale Solidaires :
 soutient les mouvements de grève décidés dans certains secteurs professionnels, les nombreuses luttes de
résistance menées dans les entreprises qui licencient.
 appelle à coordonner les actions au plan interprofessionnel et national.
 considère qu’une réponse syndicale européenne est nécessaire, face aux plans de rigueur qui s’attaquent aux
droits des populations de tous les pays.
 propose d’organiser dans les semaines qui viennent une manifestation nationale pour le droit à un emploi
stable pour tous et toutes.

Vous trouverez le préavis de grève en pièce jointe.

Lieux et heures des manifestations rajoutés au fur et à mesure que les infos nous parviennent :

PARIS : 13 heures 30 métro Bourse


USSFP_2012-01-11_preavis-18-janvier-2012.pdf

USS_2012-01-11_sommet social.pdf

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SCRUTIN 22 NOVEMBRE : VIGILANCE !


SCRUTINS DU 22 NOVEMBRE : SOYONS VIGILANTS

L’organisation des scrutins du 22 novembre est très problématique. Le secrétariat général n’en a pas encore communiqué les détails, mais il est déjà clair que les problèmes qui ont imposé le report ne seront pas entièrement réglés.
Le plus inquiétant est l’acheminement chaotique des matériels de vote : l’administration a fait un recensement des « kits » déjà arrivés et se propose de les compléter ou de les rectifier pour le 7 novembre. Mais elle n’est pas en mesure de tout reprendre et il est à craindre que les diffusions ne soient pas satisfaisantes.
Nous vous invitons à suivre trois conseils.

1 ) Vérifier le matériel reçu, notamment les bulletins de vote et les professions de foi.

Chaque électeur vote au moins pour
Le comité technique ministériel (CTM) : liste Solidaires-justice
A noter : Cette instance a vocation à aborder l’ensemble des questions intéressant l’organisation du ministère, les missions et les statuts. En outre, à partir de 2012, le nombre de voix exprimées au CTM déterminera la quasi-totalité des droits et des moyens des OS, ceux dont elles ont besoin pour vous informer, vous assister et vous défendre. Pour qu’une organisation jeune et combattive comme Solidaires justice puisse se développer, il faut lui donner sa chance dans ce scrutin en particulier.
Le comité hygiène, sécurité et conditions de travail de son département (CHSCTD) : liste Solidaires-justice (sur sigle) dans tous les départements ; les élus seront désignés à l’issue du scrutin.
Le comité technique de direction
DSJ : CT de la cour d’appel, de la cour de cassation ou de l’école des greffes
DAP et DPJJ : CT des directions interrégionales ; liste Solidaires-justice pour la DISP de Lille
Administration centrale : liste Solidaires-justice/SLAM/CFTC
ENM, ENAP, APIJ+EPPJP : CT d’établissement
La commission administrative paritaire (CAP) dont il relève, ou la commission consultative paritaire pour les contractuels : liste Solidaires-justice pour les adjoints administratifs, les secrétaires administratifs, les conseillers d’insertion et de probation et liste Solidaires-justice/SLAM/CFTC pour la CCP de centrale.
A quoi s’ajoutent certains scrutins spécifiques tels que
Le CT spécial du Casier judiciaire à Nantes
Le CHSCT d’administration centrale : liste Solidaires-justice/SLAM/CFTC

2 ) Ne pas modifier les bulletins de vote et laisser la date du 20 octobre. Tout bulletin surchargé sera nul.

3 ) Lire attentivement les professions de foi et nous interroger si vous voulez des précisions (02 51 86 35 87 ; synd-solidaires-justice@justice.fr)

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REPORT DES ELECTIONS PROFESSIONNELLES


REPORT DES ELECTIONS PROFESSIONNELLES AU 22 NOVEMBRE 2011

Le secrétaire général a annoncé le 14 octobre que la totalité des scrutins était reportée au Mardi 22 novembre.
Cette décision fait suite à la demande unanime des OS le 13 octobre, lorsqu'elles ont été informées du retard énorme rencontré dans la distribution du matériel de vote. Il était impensable d'appeler les agents à voter sans qu'ils aient eu les informations minimales, à savoir les professions de foi et les bulletins de vote.
Nous regrettons que le ministère de la justice n'ait pas mesuré l'importance du dossier, malgré les mises en gardes que nous lui avons faites, et soit absent du rendez-vous national des élections dans la fonction publique. Nous pensons notamment à tous ceux qui ont travaillé à l'organisation de ces élections, sous une pression énorme.
Espérons que cet échec incitera le ministre à prendre davantage en compte à l'avenir les avis et les propositions des représentants du personnel.

Communiqué commun elections 13oct11.doc

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LES NOUVELLES ORGANISATIONS DU TRAVAIL ET LEURS CONSEQUENCES


LES NOUVELLES ORGANISATIONS DU TRAVAIL ET LEURS CONSEQUENCES

Depuis une trentaine d’années, les organisations du travail ont connu de profondes transformations liées, entre autres au développement des nouvelles technologies mais surtout à la volonté de réduire les coûts et les délais. La course effrénée à la rentabilité et à la productivité a eu pour effet d’entrainer des restructurations importantes, avec à la clé une externalisation de certaines fonctions et missions ainsi que des suppressions massives d’effectifs. Pour les services de l’Etat ces profondes mutations se sont fortement accélérées avec la mise en oeuvre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux et la réforme de l’administration territoriale de l’Etat (Réate).

Les conséquences pour les agents de la fonction publique sont : une intensification de leur travail, une flexibilité accrue, l’externalisation de certaines missions, l’accroissement de la précarité, des pressions au travail de plus en plus fortes … et au final une exposition plus forte à des conditions de travail dégradées.

Les méthodes de « management » sont elles aussi profondément transformées, sous l’emprise d’un nouveau modèle managérial qui oblige désormais tout individu à s’adapter aux exigences fixées par les directions. Les DRH prétendent tout rationnaliser et tout quantifier or cela est impossible, les relations humaines, le travail réel ne peuvent rentrer dans des tableaux de bord. C’est ainsi que l’encadrement a perdu son rôle de soutien technique car il ne connaît plus le métier. Il s’est transformé en manageur et prescripteur de comportements, de résultats quantitatifs.....

Parallèlement, les collectifs de travail se sont affaiblis du fait d’une gestion de plus en plus individualisée des salariés avec notamment la fixation d’objectifs individuels parfois irréalistes, l’introduction de nouveaux critères dans la rémunération
comme le mérite qui introduit des formes de concurrence, de compétition entre les salariés. La fausse autonomie donnée aux
salariés, en sollicitant leur implication personnelle et subjective, se traduit dans les faits par un isolement des personnels, une
perte de repères, de nouvelles contraintes, en l’absence de marges de manoeuvre suffisantes pour faire son travail.

Sous couvert de modernité et de rationalité de nombreux changements ont été introduits. Les difficultés rencontrées par quelques uns sont ainsi présentées comme des refus du changement, sans plus d’analyse, et toute forme de résistance est alors considérée comme un obstacle à surmonter. La culture de résultat et de performance, présentée comme une nécessité, ne conduit qu’à dégrader la qualité du service rendu comme les conditions de travail des personnels.

Les nouvelles organisations du travail ont des conséquences particulièrement importantes. Elles sont à l’origine de l’apparition
de risques appelés psychosociaux qui recouvrent des phénomènes de nature et d’origine différentes comme le stress, le mal
être au travail, les violences, la souffrance, l’épuisement professionnel, les suicides… Autant de symptômes sur lesquelles Solidaires Fonction publique entend agir avec vous.


Ne pas perdre sa vie à la gagner

Le fonctionnaire est-il un travailleur ou un salarié comme les autres ? Non, il dispose d’un statut particulier qui a pour objet de lui permettre de servir l’intérêt général en le protégeant de l’influence des intérêts particuliers. Mais ce statut protecteur fait l’objet de nombreuses attaques depuis plusieurs années : RGPP, suppressions massives d’emplois, fusions, transferts, réorganisations de la territoriale comme de l’hospitalière, individualisation et loi mobilité.
Comment ne pas faire le rapprochement avec France Télécom où les causes et origines de la situation ressemblent en bien des points aux nôtres. Il n’est donc, malheureusement, pas surprenant aujourd’hui de commencer à voir émerger de nombreux cas de souffrance, allant parfois jusqu’au suicide, et une forte dégradation des conditions de travail et de la santé des agents de la Fonction publique.
Ce constat nous permet d’affirmer que face aux risques (CMR, amiante, risques psycho sociaux ou des troubles musculo-squelettiques), le fonctionnaire est un salarié comme les autres et le chef de service, le directeur, le ministre un employeur
comme les autres. A ce titre, l’employeur n’a pas seulement une obligation de moyens mais une obligation de résultats dont il doit rendre compte, y compris pénalement. C’est le sens de l’action de Solidaires Fonction publique sur les conditions de travail.

Les réflexions d’un médecin de prévention autour de la problématique du risque psychosocial

La situation décrite dans son rapport annuel par un médecin de prévention du ministère des finances illustre parfaitement ce que vivent de très nombreux agents d’autres secteurs. En partant de quelques grandes familles de facteurs de stress retenues dans le rapport « Bien être et efficacité au travail » remis au Premier ministre, en février 2010, ce médecin de prévention a fait un parallèle avec ce qu’il rencontre au cours de son activité au ministère des finances. C’est édifiant sur les conditions de vie au travail dans la Fonction publique.

- La fréquence accrue des réorganisations, restructurations et changements : depuis plusieurs années les agents sont confrontés aux restructurations (fusion de services, fusions d’administrations impôts/trésor, création des Dreal avec intégration d’agents venant de directions différentes ...) les agents ne sont pas réfractaires à l’évolution mais ils se demandent quand cela va se terminer. Car cela entraîne à chaque fois des changements de méthodes, de culture, de collègues, de bureaux (avec co-activité avec les entreprises durant les périodes de travaux ...)

- La peur du chômage et l’incertitude sur l’avenir, qui génèrent chez les salariés un sentiment d’insécurité. La peur du chômage,
absente jusqu’à maintenant, commence à être perçue avec l’évolution du statut des fonctionnaires. L’incertitude de l’avenir est de plus en plus présente notamment en période de restructurations de services. En effet, durant celle-ci l’information des agents est tardive, incomplète, changeante. La hiérarchie ne soutient pas les personnels (comme à la DGCCRF) et leurs remarques ne sont aucunement prises en compte.

- L’utilisation parfois à mauvais escient des nouvelles technologies, qui « cannibalise » les relations humaines : Le temps est également cannibalisé, notamment au retour des congés avec la messagerie saturée (que l’on a la possibilité de consulter chez soi). Il faut faire le tri entre ce qui est important et TTU (sigle de plus en plus utilisé pour dire très très urgent...), la communication par mail pour des personnes dans le même bureau ou la porte d’à côté, la possibilité de consulter sa messagerie chez soi ....

- La mondialisation, conjuguée avec une centralisation des organisations : les services RH fusionnent, ce qui fait que l’on connaît moins bien les agents et qu’on n’a plus le temps de traiter au cas par cas les situations d’agents. L’accompagnement et l’écoute bienveillante qui existaient dans des situations graves (maladies, décès du conjoint ...) n’est plus possible. Les pressions de la direction sont continues, presque tous les jours des chiffres de rendement sont demandés aux postes comptables. La barre est mise de plus en plus haut ... dans ce contexte, les cadres sont souvent en souffrance, insatisfaits de leur travail puisque les objectifs ne sont pas atteints ...

- Les contraintes de transport, notamment dans les grandes agglomérations : les fermetures de brigades, de postes périphériques, le transfert de tâches dans d’autres départements (Metz pour l’INSEE) ... la difficulté pour obtenir sa mutation dans un service plus proche de son domicile du fait du non remplacement d’un fonctionnaire sur 2 ... tout ceci occasionne un stress généré par des trajets domicile-travail de plus en plus longs.

- Les difficultés dans les relations de travail, au sein d’une équipe ou avec le supérieur hiérarchique : la communication est primordiale, mais de plus en plus les contraintes de temps liées aux indicateurs de performance limitent ces moments d’échange. La charge de travail est accrue en raison des départs en retraite des collègues. Les débuts de l’informatisation avaient pu, dans un premier temps, faciliter la tâche de travail des agents, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Aucun outil nouveau n’est venu faciliter le travail et compenser ces départs. Le non remplacement des agents a un autre effet pervers avec la perte d’expérience des «anciens» qui ne peut plus être transmise. Le manque d’effectifs est criant. Si les agents peuvent trouver un enrichissement dans un travail devenu polyvalent, les formations nécessaires à l’exercice d’un nouveau métier sont réduites. Tout cela entraîne des tensions sur le lieu de travail...


« La standardisation des procédures, qui incite au traitement de masse, conduit à la déshumanisation. L’administration ressemble parfois à une machine à broyer tout ce qui n’entre pas dans les cases prévues. Soumise à une logique de rendement et d’économies de moyens, elle n’est plus à même de percevoir les cas particuliers dans l’important volume de dossiers qu’elle traite. D’ailleurs, elle ne cherche pas à détecter la faille éventuelle ».

Extrait du rapport 2010 du médiateur de la République


La santé au travail : Un enjeu central pour le syndicalisme

L’ensemble des agents de la Fonction publique est percuté de plein fouet par une attaque en règle des services publics. RGPP, LOLF, derrière ces acronymes se cachent des objectifs stratégiques de mise en pièce des services publics. Pour les agents, cela se traduit par des changements incessants et quotidiens dans le travail et notamment par la montée de phénomènes nouveaux tels, la perte de sens du travail, l’intensification du travail, le manque de reconnaissance et même la souffrance au travail.

Face à ce raz-de-marée, Solidaires Fonction Publique s’est singulièrement distingué dans les discussions qui ont porté sur «l’accord santé et sécurité au travail dans la fonction publique». Ses prises de positions sont exigeantes, mais avant tout au
service de l’intérêt supérieur des agents et des missions qui sont les leurs.

L’évolution apportée par les futurs CHSCT pour la Fonction publique d’Etat et la Territoriale aurait due marquer un tournant positif en accordant des moyens syndicaux et juridiques au même titre que les CHSCT du secteur privé.
Il n’en est malheureusement rien! Concernant la Fonction publique Hospitalière, c’est encore pire : pas même de négociation !

Le décalage entre les déclarations de bonnes intentions du gouvernement et la réalité des modifications proposées, dans le cadre de la refonte des décrets, démontre une fois de plus le fossé entre les décideurs prescripteurs qui nous gouvernent et ce que vivent concrètement les salariés au quotidien dans leur travail.

Les réformes engagées sont toutes élaborées selon les mêmes buts et selon des principes empruntés aussi bien au management ultra-gestionnaire qu’au seul souci de réduction des dettes publiques. Mais jamais ni l’intérêt des concitoyens, ni la qualité du travail, ni la manière dont il est réalisé ne sont pris en compte. Il est donc plus que jamais urgent de rendre visible ce qui ne l’est pas, et la parole des travailleur-se-s en est un des vecteurs essentiels ! Il est en effet nécessaire de comprendre concrètement et le plus précisément possible ce qui est à l’origine des difficultés. Au quotidien et très concrètement, il s’agit d’abord de redonner la parole aux agents. Pour Solidaires Fonction Publique, parler du travail est un des enjeux majeurs qui permet et permettra de lutter tous ensemble et de rétablir les collectifs de travail détruits par le management «moderne». Notre volonté est de construire un syndicalisme ancré sur le terrain, là où se posent les problèmes, et de développer l’action collective.

Depuis novembre 2001, la loi impose à tout employeur une obligation de moyens et des résultats, garantissant la préservation de la santé physique et mentale des salariés dont il a la responsabilité. Dans la Fonction Publique, les chefs de service n’échappent pas à cette règle, et Solidaires Fonction Publique entend bien la faire respecter par tous les moyens : actions, grève, voie
judiciaire,...

Le travail est d’abord un moyen d’assurer l’ensemble des besoins pour vivre. S’il peut être assez trivialement considéré comme aliénant, il ne faut pas occulter qu’il permet aussi à chacun de trouver sa place dans la société. Les salariés s’investissent d’ailleurs énormément dans leur travail avec toute la subjectivité porteuse des compétences des uns et des autres. Le patronat
exploite avec une grande habileté cet engagement, mais aussi avec une grande cruauté. Malheureusement, le phénomène rampant de la souffrance au travail nous rappelle régulièrement les aspects inquiétants des dérives managériales à l’oeuvre dans nos services. Et il est parfaitement inacceptable et intolérable que le travail conduise à une telle dégradation de la santé des salariés.


Les enjeux sont donc colossaux, et il faudra passer par un affrontement central sur ces questions là, comme sur bien d’autres : Solidaires en est le partisan, le vecteur et le catalyseur, avec les salariés comme acteurs essentiels de la transformation sociale. Développer la parole des salariés est au coeur de notre pratique, à inscrire dans une démarche qui passe par l’analyse, le soutien personnel, l’action individuelle et collective. La santé au travail, ça ne se négocie pas !


AMELIORER les conditions de travail

RGPP, suppressions d’emplois, multiplication des réformes et restructurations impliquant des conséquences organisationnelles et matérielles néfastes, pilotage managérial déshumanisé, mise sous pression des agents… entraînent une dégradation continue et sans précédent des conditions de vie au travail.

Solidaires Fonction publique avec tous ses syndicats et toutes ses fédérations, continuera d’agir :

- Pour que le management et la gestion par les indicateurs statistiques cessent de dégrader la qualité et l’efficacité des missions.

- Pour revenir aux véritables enjeux : c’est le travail qui nourrit la statistique et non l’inverse…

- Pour le respect des heures et journées de repos, notamment dans l’hospitalière

- Pour que le soutien technique de l’encadrement redevienne une priorité

- Pour une amélioration de l’organisation du travail, qu’il s’agisse de l’environnement matériel ou fonctionnel

- Pour le respect, de la part de l’administration, de la prévention de tous les risques

- Pour stopper l’improvisation et la précipitation dans toutes les réorganisations de services et les concentrations d’établissements de santé

- Pour le renforcement des moyens attribués au CDAS et CHSCT et l’alignement sur le code du travail

- Pour une création de services de santé au travail en programmant un plan de recrutement d’ergonomes, de psychologues du travail, de médecins de prévention... pour la mise en place d’une réelle pluridisciplinarité, clé de voûtes de la santé au travail

Solidaires Fonction publique, tous ses syndicats et toutes ses fédérations, continueront de mener un combat global pour redonner du sens aux missions et pour améliorer les conditions de vie au travail des femmes et des hommes qui les exercent.



SOLIDAIRES FONCTION PUBLIQUE
C’est:

Solidaires ADLC
Solidaires CCRF & SCL
Solidaires Douanes
Union SNUI SUD Trésor Solidaires
SUD Centrale MINEFI
SUD CDC
SUD Culture Solidaires
SUD Recherche EPST
SUD Rural Equipement
SUD Travail affaires sociales
SUD Education
SUD Intérieur
SUD PTT
SUD Santé-Sociaux
SUD Collectivités territoriales
Solidaires Justice
SUD INSEE
Solidaires à l’Industrie
et au Développement Durable
Solidaires Finances
Solidaires Meeddat
SPASMET Solidaires
SNUPFEN Solidaires
SUD Aviation civile
SUNDEP Solidaires
Fédération autonome
de l’environnement (FAE)

Et c’est vous !


Elections octobre 2011, Votez pour vous, votez Solidaires !


Solidaires Fonction Publique, 144 Boulevard de la Villette - 75 019 Paris tél 01 58 39 30 20 fax 01 43 67 62 14 web http://www.solidaires.org mail coordfp@solidaires.org
Septembre 2011
quatre pages_campagne fonctionpublique_organisation-travail.pdf

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POUR UNE "ACTION SOCIALE" DIGNE DE CE NOM


POUR UNE « ACTION SOCIALE » DIGNE DE CE NOM !

Qui bénéficie de l’action sociale ?


Selon le décret n°2006-21 du 6 janvier 2006 relatif à l’action sociale au bénéfice des personnels de l’Etat, l’action sociale peut bénéficier à l’ensemble des agents, actifs et retraités, rémunérés sur le budget de l’Etat.


Selon le protocole d’accord sur les non titulaires du 31 mars 2011, « les agents contractuels ont vocation à bénéficier des prestations d’action sociale dans les mêmes conditions que les fonctionnaires ». Et selon le document d’orientation du rendez- vous salarial de 2010, la fonction publique annonce que le bénéfice des prestations interministérielles sera étendu à l’ensemble des agents de l’Etat affectés dans les établissements publics nationaux à caractère
administratifs à compter du 1er janvier 2012.


Solidaires revendique une égalité d’accès aux prestations d’action sociale, pour l’ensemble des actions menées, tant des aides individuelles que des aides collectives, qu’ils soient fonctionnaires ou contractuels… mais cela ne pourra se faire sans une augmentation substantielle des crédits…ce que revendique aussi Solidaires !


L’action sociale interministérielle connaît depuis quelques années une évolution politique. Pour le gouvernement elle constitue désormais une composante du pouvoir d’achat et de la rémunération globale des agents public. Pour ce même gouvernement, l’action sociale constitue une mesure d’accompagnement des réformes gouvernementales. En clair, les crédits alloués à l’action sociale sont comme les effectifs de la fonction publique, ils servent de variable d’ajustement budgétaire, ce que conteste haut et fort Solidaires Fonction Publique !


L’Action sociale et les accords de 2006 et 2008 : un tournant contesté par Solidaires


La contractualisation de l’action sociale interministérielle va à l’encontre de l’article 9 de la loi n°83-634 portant droits et obligations des fonctionnaires qui pose le principe de la participation des agents de l’Etat « à la définition et à la gestion de l’action sociale, culturelle, sportive dont ils bénéficient ou qu’ils organisent ». Dans ce contexte, ce ne sont plus les agents de l’Etat, à travers leurs représentants syndicaux, qui participent à la définition et à la gestion de l’action sociale, c’est désormais l’administration qui fixe unilatéralement le cadre des orientations, sous couvert de concertation et de dialogue social, par l’intermédiaire d’accord soumis à la signature des organisations syndicales. Les instances consultatives ne sont plus le lieu privilégié où se définit l’action sociale. Il n’existe plus de barrière entre la politique d’accompagnement social de la vie professionnelle et l’action sociale en tant que telle. Cette assimilation pourrait être comprise, si elle était suivie d’un abondement significatif des crédits pour permettre de couvrir l’ensemble des besoins. Mais cela est loin d’être le cas. L’utilisation des crédits d’action sociale interministérielle pour financer des actions voulues par le gouvernement prend le pas sur le financement d’aides aux plus précaires et démunis.


L’ensemble des dispositifs mis en oeuvre devrait impliquer un budget en accord avec les dynamiques impulsées. Mais la réponse apportée ne réside que dans le redéploiement de crédits dans une enveloppe contrainte. Pour Solidaires, l’action sociale interministérielle n’a pas à pâtir des réformes voulues par le gouvernement. C’est pourtant, ce qui se passe actuellement, les actions en faveur de l’accompagnement RH se faisant bien au détriment de celles qui répondent aux besoins des agents, notamment pour les séjours des enfants, pour les vacances en famille, le logement, notamment le logement d’urgence pour les agents en difficulté…


L’action sociale …et les représentant -E-s de Solidaires Fonction Publique.


Conformément aux dispositions de l’article 9 de la loi du 13 juillet 1983 susvisée, les agents de l’Etat participent à la définition et à la gestion de l’action sociale par l’intermédiaire de représentants siégeant dans des organes consultatifs compétents en cette matière, dont le fonctionnement est régi par le décret n°2006-21 du 6 janvier 2006 relatif à l’action sociale au bénéfice des personnels de l’Etat.


Il s’agit du Comité interministériel consultatif d’action sociale des administrations de l’Etat (CIAS) et des sections régionales d’action sociale (SRIAS), instances non paritaires dont la présidence est assurée par un membre d’une organisation syndicale, mais qui n’en demeurent pas moins que consultatives.


Les SRIAS disposent de trop peu de moyens pour mettre en oeuvre une politique d’action sociale au niveau déconcentré. Aujourd’hui, le budget des SRIAS ne représente qu’1,7 M€, à repartir sur 26 régions et tout naturellement Solidaires revendique des moyens financiers supplémentaires. La note du 1er août 2008 adressée aux préfets redéfinit le cadre des actions menées par les SRIAS. Elle met notamment en avant le principe de l’utilisation des crédits délégués pour l’accompagnement de la mobilité (depuis les notes annuelles vont dans le même sens), elle fait mention de la possibilité de mettre en oeuvre des actions répondant aux besoins des agents, liés au changement de résidence administrative. Des dispositifs d’accueil des nouveaux arrivants se mettent en place dans certaines SRIAS (notamment pour le logement provisoire). Pour Solidaires, ces dispositifs répondent à des besoins nouveaux, mais ils ne peuvent, décemment, se mettre en place avec des crédits dont le montant est identique aux années précédentes. Il nous paraît indispensable que ces crédits soient revus à la hausse.


Le rôle des représentants du personnel dans ces instances est de proposer les orientations de l’action sociale interministérielle tant au niveau national qu’à l’échelon déconcentré, de proposer la répartition des crédits d’action sociale interministérielle gérés tant au niveau national qu’à l’échelon déconcentré. Notre rôle n’est pas d’entériner une politique de restrictions. Solidaires, ne le fera pas !


Les représentant-es de Solidaires continueront à se battre pour l’égalité d’accès aux mesures mises en oeuvre dans le cadre de l’action sociale interministérielles, ces actions doivent bénéficier aux actifs/ retraités, aux titulaires/non-titulaires, aux agents rémunérés sur le budget de l’Etat ou non.


Logement :
- pour de meilleures conditions d’accès au logement,
- pour la préservation des logements relevant du 5% préfectoral,
- pour le logement d’urgence.

Famille :
- pour la mise en oeuvre d’une prestation spécifique pour les familles mono parentales (par exemple en matière de logement qui représente un poste important dans le budget des familles). Dans la fonction publique d’Etat 9,1% des agents ne vivent pas en couple et ont au moins un enfant. Or, il n’existe aucune prestation d’action sociale interministérielle en faveur des familles mono parentales,
- pour le développement du service public de la petite enfance. Cela passe par l’investissement de l’Etat dans la construction de crèches,
- pour le droit aux vacances.


Restauration :
- contre l’externalisation et la privatisation de la restauration collective,
- pour l’accès de tous les agents à une restauration collective de qualité, qui respecte l’introduction des produits de l’agriculture biologique, le circuit court…
- pour un repas social et des tarifs définis en fonction de l’indice/des revenus des agents.


Mais que recouvre le domaine de l’action sociale ?


Pour Solidaires, l’action sociale est au coeur des préoccupations des agents de l’Etat, titulaires ou non, actifs ou retraités. Elle doit répondre aux besoins sociaux en termes de logement, de restauration, de petite enfance, de loisirs et apporter une solution aux difficultés de tous ceux et de toutes celles confronté(e)s aux accidents de la vie. Elle doit être porteuse de valeurs de solidarité, de partage, d’aide aux plus démuni-e-s et contribuer à améliorer les conditions de vie des agents.


La restauration collective

C’est d’abord, le versement une prestation d’1,15€ par repas pour les plus bas indices de la Fonction Publique d’Etat.

Pour Solidaires, cette subvention est bien trop faible pour permettre aux agents de bénéficier d’un repas décent sur leur lieu de travail. Par ailleurs, que dire d’une subvention à laquelle les agents ne peuvent prétendre dès lors qu’ils sont privés de structure de restauration collective, sinon qu’elle présente un caractère discriminatoire ! Quel dispositif de substitution l’Etat met-il en oeuvre dans une telle situation? Il est plus que temps que l’Etat employeur mette enfin en place pour tous les agents empêchés d’accéder à cette restauration un titre restaurant avec participation de l’Etat.


Puis, c’est aussi, tout un réseau de restaurants inter administratifs (RIA), dont la gestion est actuellement confiée à des associations de loi 1901. Mais cette gestion est aujourd’hui remise en cause par la fonction publique qui a souhaité revoir la circulaire de 95 (cadre réglementaire de la restauration inter administrative) pour l’adapter à la réorganisation territoriale de l’Etat et à l’évolution du périmètre de l’administration de l’Etat.


Pour Solidaires, la gestion des restaurants par les associations permet, d’une part, de garantir le caractère social qui a prévalu à leur mise en place et, d’autre part, aux agents de bénéficier d’une restauration de proximité et de qualité. La gestion par une association est le meilleur moyen de respecter
toutes ces conditions et Solidaires s’élèvera toujours contre l’externalisation et la privatisation de la restauration collective !!


Le logement

Ce sont des aides individuelles : l’AIP (aide à l’installation des personnels) et le prêt mobilité. Ce sont aussi les réservations conventionnelles : la fonction publique engage des crédits pour effectuer des réservations de logements auprès des bailleurs sociaux. Les régions transmettent leurs demandes de crédits. En 2011, toutes les demandes de réservation de logements ne seront pas honorées, il manque 4.5M€. Par ailleurs, un décret de février 2011 vient de modifier
le code de la construction et de l’habitation qui garantissait au moins 5% de logements sociaux réservés pour les agents de l’Etat (logements locatifs sociaux dont la construction ou la réhabilitation a été subventionnée par l’État au titre des articles L 441-1 et L 441-5 du Code de la Construction et de l’Habitation), désormais ça sera au plus 5%.


La fonction publique refuse de débloquer une enveloppe de crédits supplémentaires, ce que Solidaires conteste fermement.

Le décret de février 2011 entérine le fait que l’Etat est dans l’incapacité de répondre aux exigences de la loi DALO qui désigne l’Etat comme garant du droit au logement. Face à la pénurie de logements sociaux, cette modification permet de récupérer des logements, sans se soucier des personnes qui, bien qu’agents de l’Etat, rencontrent des difficultés pour se loger.

Pour Solidaires, l’Etat doit investir dans la construction de nouveaux logements ou dans la rénovation d’immeubles anciens, pour répondre à l’ensemble des besoins, au lieu de mettre en concurrence les citoyen-nes qui subissent la crise du logement.


L’aide aux vacances

Ce sont le Chèque Vacances et les aides pour les séjours enfants. Une étude du CREDOC de 2010 démontre que le nombre de personnes ayant renoncé à leurs vacances ou à leur projet de vacances par manque d’argent est en progression. Pour les agents de l’Etat, cela se reflète à travers la baisse constante depuis quelques années des bénéficiaires du Chèque Vacances. Le constat est qu’aujourd’hui, les agents de catégorie A, en raison du contexte économique actuel, ont davantage recours à cette prestation qu’auparavant pour alimenter un budget vacances. Pour les agents de catégorie C, la part des bénéficiaires diminue, le montant de l’aide, ainsi que leur capacité d’épargne ne leur permettent plus de constituer un budget pour les vacances.


Solidaires revendique la revalorisation des aides apportées par l’employeur pour permettre aux agents aux revenus les plus modestes de partir en vacances.
Les vacances : un droit pour toutes et tous.


L’aide à la garde des jeunes enfants

Cette aide se formalise avec les CESU – Chèque emploi service universel (0/3 et 3/6 ans) mais aussi avec la garde collective des enfants pour laquelle la fonction publique alloue des crédits de réservations de places en crèches. Mais comme pour le logement, les crédits disponibles en début d’année ne suffisaient pas à répondre aux demandes. La fonction publique qui se dit soucieuse de répondre aux préoccupations des agents quand il s’agit de concilier la vie familiale et la vie professionnelle s’est engagée à répondre aux demandes… mais sans nouvelle mesure budgétaire donc, uniquement par redéploiement
de crédits.


Pour Solidaires qui revendique le développement des services publics de la petite enfance, cela passe inévitablement par un investissement financier de l’Etat dans la construction de structures de gardes collectives.


L’aide aux retraités …

Même si ce n’était pas grand chose, avoir une aide ménagère à domicile pouvait aider certain(e)s retraité(e) dans l’accomplissement des tâches de la vie quotidienne. En 2009, sous prétexte de ne pas véritablement correspondre aux besoins des retraité-e-s de l’Etat, la fonction publique supprime cette aide, en prétendant qu’il ne s’agit que d’une période transitoire, au cours de laquelle une réflexion sur une nouvelle prestation pour les retraité-e-s sera engagée.


Pour Solidaires, la suppression de l’AMD répond bien à l’orientation donnée par la fonction publique qui tend à exclure les retraité-e-s des bénéficiaires de l’action sociale et à prioriser les actions visant à concilier la vie professionnelle et la vie familiale. Aujourd’hui, la fonction publique annonce une enveloppe de 10 M€ pour la réintégrer dans les prestations d’action sociale, mais quels en seront les destinataires ? Avant sa suppression, cette prestation nécessitait 25 M€ pour répondre aux demandes ! Pourquoi avoir attendu 2011 pour la réintroduire ? L’Etat entend s’afficher soucieux de ses retraité-e-s… mais Solidaires n’oublie pas que nous sommes dans « l’année de la dépendance » !


Solidaires FONCTION PUBLIQUE

C’est:
Solidaires ADLC
Solidaires CCRF & SCL
Solidaires Douanes
Union SNUI SUD Trésor Solidaires
SUD Centrale MINEFI
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Et c’est vous !

Elections octobre 2011, Votez pour vous, votez Solidaires!


Solidaires Fonction Publique, 144 Boulevard de la Villette - 75 019 Paris tél 01 58 39 30 20 fax 01 43 67 62 14 web http://www.solidaires.org mail coordfp@solidaires.org



quatre pages_campagne fonctionpublique_action_sociale_juin_2011_dif.pdf

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